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En trek comme en randonnée, l’alimentation doit rester légère, énergétique et facile à préparer. Privilégiez les glucides complexes, un apport régulier de protéines et des aliments à forte densité calorique : lyophilisés, fruits secs, barres et fromage sec. Comptez environ 2500 à 4000 kcal par jour selon l’intensité de l’effort et le poids du sac.
Que vous partiez pour une randonnée de deux jours ou un trek de plusieurs semaines en autonomie, la logique reste la même : maximiser l’énergie par gramme transporté. Voici comment composer vos repas, combien prévoir, et un menu type prêt à l’emploi.
Un exemple de menu pour une journée complète
Un bon menu équilibre apport énergétique, légèreté, facilité de préparation et digestibilité. Voici une journée type, à ajuster selon vos goûts et la difficulté de l’étape :
| Moment | Proposition | Objectif |
|---|---|---|
| Petit-déjeuner | Gruau d’avoine réhydraté, fruits secs, graines, boisson chaude | 500 à 600 kcal, démarrage sans pic glycémique |
| Encas du matin | Barre énergétique, quelques dattes | Énergie rapide toutes les 1h30 à 2h |
| Déjeuner | Semoule ou pâtes déshydratées, fromage sec, thon ou tofu | Repas digeste, peu gras, reprise rapide |
| Encas de l’après-midi | Mélange de noix, chocolat noir 70 % | Magnésium, prévention des coups de fatigue |
| Dîner | Soupe instantanée, puis plat lyophilisé complet | Récupération, environ 700 kcal, sommeil réparateur |
Le repas avant de partir en trek ou randonnée
Le repas qui précède l’effort conditionne vos premières heures de marche. Visez un petit-déjeuner riche en glucides complexes et en fibres, sans excès de gras qui ralentirait la digestion : flocons d’avoine ou porridge réhydraté, fruits secs (raisins, abricots), oléagineux, un peu de miel. En bivouac, un porridge enrichi de purée d’amande et de banane séchée se prépare à l’eau chaude en quelques minutes.
Comptez 500 à 600 kcal pour tenir jusqu’au premier vrai ravitaillement, en limitant les pics glycémiques. Côté boisson, restez sur un thé léger, un café lyophilisé ou une infusion : de quoi vous réveiller sans surstimuler l’organisme avant l’effort.
Le petit-déjeuner du départ, le repas à ne pas rater
C’est lui qui lance la journée. Deux approches selon que vous privilégiez le gain de temps ou le plaisir : la version pratique (muesli, lait en poudre et fruits secs prédosés dans un sachet, zéro vaisselle en bivouac) ou la version maison (porridge enrichi de purée d’oléagineux, banane séchée et graines, plus dense et rassasiant).
Exemple de petit-déjeuner autour de 600 kcal :
- 80 g de muesli ou de flocons d’avoine (≈ 300 kcal)
- 20 g de lait en poudre (≈ 100 kcal)
- 30 g de fruits secs, raisins ou abricots (≈ 90 kcal)
- 20 g d’oléagineux, amandes ou noisettes (≈ 120 kcal)
- une boisson chaude : thé léger, café lyophilisé ou infusion
Petit déjeuner bio muesli fruits rouges, 100 g
⭐️ 4,5/5 sur +100 avis
Muesli lyophilisé bio aux fruits rouges, se prépare à l’eau froide ou chaude : un petit déjeuner énergétique et léger à emporter pour les matins de bivouac.
Petit déjeuner bio muesli chocolat noisettes, 100 g
⭐️ 4,3/5 sur +80 avis
Muesli bio au chocolat et noisettes, riche et réconfortant : de l’énergie et du moral pour démarrer une étape, sans poids superflu dans le sac.
Le dernier vrai repas si vous partez en cours de journée
Quand le départ se fait après le déjeuner, prenez un repas équilibré et digeste deux à trois heures avant de chausser : féculents, une protéine maigre, peu de matières grasses, et hydratez-vous bien dès ce moment-là plutôt que d’attendre d’avoir soif sur le sentier.
Les repas pendant le trek ou la randonnée
Pendant la marche, deux contraintes dictent les choix : la praticité et la digestibilité. Le troisième paramètre, c’est l’intensité : une randonnée tranquille tourne autour de 3000 kcal par jour, un trek soutenu avec dénivelé et froid grimpe à 4000 voire 5000 kcal. Ajustez les quantités ci-dessous à la hausse sur les grosses étapes.
Le déjeuner : digeste et rapide
À midi, restez sur des glucides complexes faciles à réhydrater, une protéine stable et un peu de gras pour la satiété, sans excès qui plomberait la reprise. Exemple autour de 580 kcal :
- 80 g de semoule précuite (≈ 280 kcal)
- 1 sachet de thon (≈ 90 kcal)
- 30 g de comté ou de tomme (≈ 120 kcal)
- 1 pâte de fruits énergétique (≈ 90 kcal)
Soupe lyophilisée goulash au poulet, 50 g
⭐️ 4,5/5 sur +100 avis
Soupe chaude et réconfortante prête en quelques minutes : un apport de sel et de chaleur bienvenu le soir au bivouac, ultra légère à transporter.
Soupe lyophilisée végétarienne tomates poivrons, 45 g
⭐️ 4,7/5 sur +70 avis
Version végétarienne aux tomates, poivrons et pâtes : légère, digeste et chaude, parfaite en entrée avant le plat ou en repas léger les soirs sans faim.
Sur un gros effort, ajoutez 50 g de pain (≈ 130 kcal). Un bouillon instantané salé réhydrate et reminéralise par temps chaud. Sans réchaud, la version froide fonctionne très bien (détaillée plus bas).
Les encas : le vrai carburant de la journée
C’est souvent là qu’on se rate. Mangez un encas toutes les 1h30 à 2h, sans attendre le coup de mou, et visez 600 à 1000 kcal sur la journée selon l’effort. Une combinaison qui tient la route (≈ 900 kcal) :
- 2 barres énergétiques (≈ 360 kcal)
- 40 g de mélange de noix (≈ 250 kcal)
- 30 g de chocolat noir à 70 % (≈ 170 kcal)
- quelques dattes ou figues séchées (≈ 120 kcal)
Le principe : alterner sucres rapides (barres, pâte de dattes, compote en gourde) pour l’énergie immédiate et sucres lents plus gras (noix, fruits secs, chocolat) pour la durée. Cet apport régulier limite les coups de fatigue, les crampes et les baisses de concentration sur les passages techniques.
Nougat énergétique, 12 x 25 g
⭐️ 4,7/5 sur +400 avis
Apport rapide de sucres pour les coups de barre en cours d’étape, format individuel facile à glisser dans une poche : l’en-cas qui relance sur les longues montées.
Barre énergétique pâte d’amande nature, 12 x 25 g
⭐️ 4,7/5 sur +500 avis
Pâte d’amande naturelle pour une énergie plus durable que le sucre seul, texture moelleuse et digeste : idéale en collation régulière sur plusieurs heures de marche.
Un apport énergétique régulier en fin d’après-midi contribue à limiter la fatigue musculaire et la perte de concentration.
Le dîner : priorité à la récupération
Le soir, l’objectif change : on ne cherche plus à marcher mais à récupérer et bien dormir. Exemple de dîner autour de 850 kcal :
- 1 soupe lyophilisée en entrée (≈ 180 kcal)
- 1 plat lyophilisé complet, type purée et viande hachée (≈ 530 kcal)
- 50 g de pain ou 1 dessert lyophilisé (≈ 150 kcal)
Repas lyophilisé purée viande hachée, 120 g
⭐️ 4,6/5 sur +400 avis
Repas complet prêt en 8 minutes avec de l’eau chaude : nourrissant et énergétique, le plat chaud qui remet sur pied après une longue étape.
Repas lyophilisé pâtes à la bolognaise, 120 g
⭐️ 4,6/5 sur +600 avis
Plat chaud réconfortant et riche en glucides, facile à préparer même au bivouac : de quoi recharger les batteries pour l’étape du lendemain.
C’est le repas qui reconstitue les réserves de glucides et apporte les protéines de la réparation musculaire nocturne. Sur les sorties courtes, une version maison (semoule, sauce tomate concentrée, sardines) fait aussi bien l’affaire et coute moins cher. Une tisane (verveine, camomille) en clôture favorise la détente et compense les dernières pertes hydriques.
Combien de nourriture emporter selon la durée en trek
C’est la question qui fait la différence entre un trek serein et une panne d’énergie au troisième jour. La méthode tient en deux chiffres : votre besoin calorique quotidien (2500 à 4000 kcal selon l’effort, le froid et le poids du sac) et la densité énergétique de votre ravitaillement. Un sac de nourriture bien optimisé vise 4 à 5 kcal par gramme, ce qui revient en pratique à prévoir autour de 600 à 800 g de nourriture sèche par jour et par personne.
À partir de là, le calcul devient simple. Voici des repères pour préparer votre liste et caler le poids transporté :
| Durée | Nourriture sèche à prévoir (base 700 g/jour) | Repères de préparation |
|---|---|---|
| 2 jours (week-end) | environ 1,4 kg | Aucun ravitaillement nécessaire. Le maison reste possible sans trop alourdir le sac. |
| 3 jours | environ 2 kg | Bon compromis maison + lyophilisé. Privilégiez la densité calorique sur le confort. |
| 5 jours | environ 3,5 kg | Le lyophilisé devient incontournable pour le ratio poids/énergie. Pesez chaque repas. |
| 7 jours et plus | 5 kg et plus | Au-delà, planifiez un ravitaillement en chemin (village, refuge) plutôt que tout porter. |
Ces quantités restent indicatives : un ski de randonnée ou un trek très dénivelé tire les besoins vers le haut, une randonnée tranquille les abaisse. Le bon réflexe est de peser et compter vos repas à l’avance, repas par repas, plutôt que de partir au feeling.
Règle simple à retenir : par jour, un petit-déjeuner, un déjeuner, un dîner et deux à trois encas. Multipliez ce module par le nombre de jours, vous tenez votre liste de courses.
Manger sans réchaud : les repas froids en randonnée
Sur une randonnée à la journée ou quand vous voulez gagner du temps et du poids, le repas froid est une vraie option, à condition de garder une bonne densité calorique. Le trio gagnant : un féculent qui se mange froid (pain suédois, galettes de riz, wraps), une protéine stable (fromage à pâte dure, saucisson ou viande séchée, thon en sachet, houmous en tube) et des fruits secs pour le sucre rapide.
Pour le sucré, les barres, la pâte de dattes et les oléagineux suffisent largement. L’avantage du froid : zéro matériel, zéro temps de cuisson, et un sac allégé du réchaud et de la cartouche de gaz. L’inconvénient en bivouac de plusieurs jours : on perd le réconfort du repas chaud, qui compte beaucoup pour le moral et la récupération.
Réchaud à gaz léger et compact avec piézo MT500
⭐️ 4,7/5 sur +600 avis
85 g, allumage piézo intégré et pliage ultra compact : il fait bouillir un litre d’eau en 3 minutes, le meilleur compromis gaz pour les treks en France.
Popote inox de trekking 1 personne MT500
⭐️ 4,8/5 sur +500 avis
Kit casserole, bol et couvert de 950 ml, compatible tous feux et pensé pour ce réchaud : de quoi cuisiner un repas chaud pour une à deux personnes au bivouac.
Questions fréquentes sur les repas en trek et randonnée
Les végétariens sont-ils pénalisés en trek ?
Pas du tout. Les plats lyophilisés végétariens (semoule aux légumes, dahl de lentilles, risotto) couvrent les besoins, complétés par des protéines végétales (tofu fumé, pois chiches, oléagineux). Keto ou pauvre en glucides : misez sur le gras dense et stable (oléagineux, fromage, charcuterie sèche, beurre de cacahuète), sachant que l’effort d’endurance reste plus confortable avec un minimum de glucides.
Repas maison et lyophilisés ?
Maison ou lyophilisé ? Le maison (semoule, sauce tomate concentrée, sardines) revient moins cher et se maitrise sur 2 à 3 jours. Au-delà, le lyophilisé l’emporte sur le rapport poids/énergie et la conservation. Pour limiter le budget, gardez les lyophilisés pour les dîners et composez le reste de la journée en vrac (flocons, fruits secs, pâtes), nettement plus économique.
Que manger le midi en trek sans perdre de temps ?
Un déjeuner froid et digeste : pain suédois ou wrap, fromage à pâte dure, thon ou houmous en tube, plus quelques fruits secs. Aucun réchaud, reprise de la marche immédiate.
Comment éviter les troubles digestifs pendant l’effort ?
Privilégiez des repas digestes et peu gras pendant la marche, fractionnez les encas, et hydratez-vous régulièrement. Certains aliments comme la banane aident à réguler le transit, utile sur plusieurs jours.






